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    Retour sur la carrosserie

     

    Celle-ci a déjà reçu une première couche de primaire brun rouge dans l'urgence juste pour la protéger le temps que je travaille sur la mécanique chassis.

     

    Mais elle est pleine de bosses et de creux, alors il va falloir lui refaire un petit lifting pour la mettre en beauté.

     

    D'abord avec un marteau et un tas, je m'attèle au travail de débosselage. Ce sont surtout les côtés et les ailes arrière qui ont pris. C'est rapidement redressé bien que la tôle US des années 40 soit encore bien résistante !

     

    Reste de très nombreux petits défauts qu'il faut masquer : les soudures des coutures sur le plancher tout d'abord, et les nombreux creux et aspérités sur le pourtour de la carrosserie. Là le marteau ne m'est plus d'aucune utilité.

    C'est le mastic qui entre en jeu :

     

    mastic

     

     

    Avec une spatule plate je m'amuse à reboucher la moindre petite aspérité de la carosserie. Le mastic est appliqué en très fines couches.

     

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    Un ennui n'arrivant jamais seul, ma première couche de mastic n'est toujours pas dure au bout d'1 semaine donc impossible à poncer : je n'ai pas mis assez de durcisseur ... obligé de tout enlever et de recommencer ...

    Une fois que le durcisseur a fait prendre le mastic il faut le poncer au papier abrasif, et j'ai intérêt à être plutôt méticuleux. Si le ponçage n'est pas fait correctement ça se verra au travers des prochaines couches de peinture, donc il faudra poncer encore plus fort et plus longtemps.

     

    Voilà la caisse suite à la deuxième passe de mastic et après ponçage. Ponçage à la ponceuse excentrique pour les parties planes et accessibles seulement. De toute façon il faut finir par un ponçage léger à la main pour que ce soit parfait.

      

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    Ensuite il faut repasser une nouvelle couche d'aprêt rouge. ça procure une nouvelle couche de protection antirouille et par la même occasion ça révèle les imperfections qui sont passées au travers de la première passe de mastic.

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    Il faut donc faire une seconde passe, reponcer et repasser de l'aprêt.

    En gros, dans l'ordre je passe de l'aprêt, j'applique le mastic, je ponce, je lave. Et ça 4 fois de suite ...

     

    Quand les défauts ont disparu, on peut enfin attaquer la peinture verte. Je lui applique 4 couches successives. Entre chaque couche pas de mastic cette fois-ci mais je ponce encore pour avoir une peinture aussi lisse que possible.

     

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    Je passe la couche finale avec la base à mater :

     

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    Et là catastrophe ! la peinture me fait des grains partout à la surface du métal. Je reponce et je retente le coup 3 fois de suite mais le problème persiste. Le ponçage révèle à chaque fois que les grains en question sont blancs. Ca ne peut vouloir dire qu'une chose : ça vient de la base à mater. C'est le seul élément qui est blanc. Voilà les ingrédients :

     

     

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    Quelqu'un peut il me dire quelle est l'arme du crime et qui l'a commis ?

     

    J'examine le pot. Je m'aperçois que la base a mater (qui reste sur la parois du pot découverte par le niveau qui baisse avec l'usage de la camelotte) sèche et se transforme en poudre qui retombe dans la base restée à l'état liquide et forme donc les grumeaux qui vont sortir plus tard de mon pistolet à peinture.

    Il faut donc trouver un moyen de les supprimer. Pour la tentative suivante au lieu de rajouter la base à mater dans le pot en dernier, je commence par la diluer indépendamment et je la verse ensuite dans le pot au travers d'un tamis. Ensuite je rajoute la peinture, le durcisseur et enfin du diluant.

     

    En plus de cela je mets en pratique un conseil qui m'a récemment été donné par quelqu'un qui a fait de la peinture professionnelle : arroser le sol en béton au jet d'eau avant de commencer à peindre... hein pourquoi ? pour le refroidir ? pour le laver ???

    Non pour y fixer les poussières fines et éviter que le souffle du pistolet ne les décolle du sol ce qui les ferait inévitablement retomber sur la peinture fraiche juste après le passage du pistolet ...

     

    ... et ... ça marche, le résultat est nickel : plus de grains, plus de poussières, pas de coulures, et la couleur est bien mate. 

     

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    Ouf voilà un bon bout de fait !

     

     

     

     

     

     


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